WHITE FESTIVAL – Backstage

Le week-end dernier, nous avons eu la chance d’assister à la première édition du White Festival et de faire gagner 2 places à deux de nos lecteurs qui ont bien profité de l’événement.

Cette première mondiale était vraiment impressionnante, on a pu voir les entraînements, découvrir le fonctionnement des treuils, croiser Marie Martinod et tous les riders…Le public était scotché devant la structure et tout le monde avait un point commun: un big smile !

Souvent lorsque l’on assiste à des événements d’une telle envergure on s’attache à regarder les tricks, rencontrer les riders, boire des bières et poster des stories instagram. Cette fois-ci, nous avons décidé de vous présenter quelque chose de différents: les backstages.

Marie Martinod, Aissam ou Rafael Regazzoni l’ont bien évoqué au micro: sans toute l’équipe derrière, tout cela serait impossible. La structure du White Festival ne s’est pas faite en un jour (même si on approche de Noël, faire un vœu ne suffit pas!).

C’est Lao Chazelas qui a mené le projet de construction. Discret et humble, il a pris quelques minutes pour échanger avec nous et nous expliquer le fonctionnement.

Lao est architecte et ancien freestyler. Son histoire est pleine de sens: après un accident sur un chantier, il rebondit et retourne faire des études. Il choisit l’architecture inspiré par son père et arrive à lier sa passion avec son métier. On sent chez lui un grand recul sur cette expérience et le voir parler avec émotion de son évolution prouve qu’il n’a rien lâché. Cette persévérance est indissociable pour monter des projets comme le White Festival. Lao a également payé ses études en travaillant comme juge, notamment pour les Jeux Olympiques. Comme il le dit si bien il fait tout pour que la ride et l’achitecture « fit together ». Travailler sur une telle structure c’est 2 ans de réflexion. L’utilisation de treuils pour tracter les riders est novatrice et Lao a du prendre en compte de nombreux facteurs pour que tout se cale correctement.

Il dessine des modules et des skateparks mais élaborer une structure en intérieur avec une hauteur sous plafond est un vrai challenge. Ce challenge il l’a accepté lorsque Marie Martinod et la Halle Olympique d’Albertville l’ont contactées. Il croise alors toutes les données nécessaires pour construire le set-up: la vitesse d’arrivée des riders, l’élan, l’axe, la circulation autour de la structure pour les spectateurs, les différentes mesures, etc. On imagine Lao devant un tableau noir avec des formules scientifiques! Comme il dit : « ça pousse à la créativité », et ça se voit: les modules sont fous, les riders apprécient et testent leur polyvalence. Il est vrai que de nos jours les riders sont de plus en plus spécialisés et « ça les pousse à se dépasser ». Le White festival c’est le mélange des skiers, des snowboarders, des pipers et des jibers…et cette formule marche (et oui encore une!).

Lao a mis en place une structure en bois et métal accompagné de 8 personnes qui ont passé 6 jours à travailler « comme des dingues ». La neige est ensuite produite. Ici il n’y a aucun débat: la neige est faite grâce à un processus simple et peu énergivore (comparé à nos chers frigos domestiques qui fonctionnent tous les jours….): eau + froid (azote) = neige … encore une formule, c’est cadeau! La neige est ensuite shapée par 8 personnes. A cela s’ajoute la logistique, le son, la lumière, on mixe le tout et ça donne le White Festival.

Lao le dit clairement « c’est du boulot 25h sur 24! Mais lorsqu’on voit la banane sur le visage des riders et du public, toute la pression retombe ».

Gardez bien un oeil sur le White Festival! Avec ce concept novateur, on peut s’en doute penser que les organisateurs ne vont pas en rester là, la structure étant également utilisable pour d’autres sports comme le skate ou la moto…stay tuned!

Nous remercions chaleureusement Manon, Rafael, Aissam et Lao.  Ces personnes ont à cœur de créer, partager et faire vivre des expériences inoubliables.

Photos: David Malacrida

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