Mai-Kilian Bron

Nous avions testé le vélo électrique à La Clusaz mais là c’est d’un tout autre sport et d’un tout autre niveau que l’on parle ! Il y a quelques années l’Office du Tourisme nous parlait de Kilian Bron, pépite du vélo enduro. Nous l’avons vu évoluer et nous sommes ravies de pouvoir découvrir un peu plus son univers. Il nous parle notamment des adaptations qu’il a du faire avec cette période de confinement.

Attention, vous allez avoir envie de rider après la lecture du portrait!

Bonjour Kilian, peux-tu te présenter ?

Kilian Bron, 28 ans, originaire d’Annecy. Je suis vététiste professionnel spécialisé principalement en enduro et en descente marathon. Mon profil est un peu atypique dans le sens où mes saisons sont rythmées par de nombreux voyages et projets vidéos, au-delà de mon programme de courses. La réalisation de ces projets est ma priorité, toujours à la recherche d’endroits inédits et idées originales.

Raconte-nous comment tu as découvert le vélo et comment tu es devenu athlète ?

J’ai découvert le vélo quand j’habitais en Savoie à Bourg-St-Maurice, vers 12/13 ans. Nous habitions à proximité du funiculaire et c’est en rencontrant des jeunes de mon âge qui pratiquaient déjà la descente que je me suis découvert une vraie addiction pour le vélo. C’était d’abord le moyen le plus simple pour me déplacer en explorant les montagnes autour de la maison. Mais c’est vite devenu un moyen de m’exprimer par l’aspect engagé de la discipline, le pilotage, l’adrénaline …

Pour la partie athlète, on en parle 10 ans plus tard après mes débuts. J’ai toujours persévéré en gardant les mêmes objectifs en tête. C’est surtout cette passion pour le vélo qui m’a permis et me permet encore de rester motivé. J’ai très rarement vu l’entrainement quotidien comme un fardeau et heureusement. Je pense clairement que c’est mon caractère de passionné qui fait la différence, à la fois pour la partie médiatique et course.

Comment s’articule tes journées et quels sont les temps forts pour toi tout au long de l’année ?

Une journée type commence sur le vélo ou sur l’ordi à répondre à quelques emails. Mais dans tous les cas, il y a les deux. Je gère une grande partie de mes partenaires seul et c’est en restant en contact avec eux régulièrement que nous organisons ensemble de beaux projets. Mais il faut aussi gérer l’arrivage du matériel, la mécanique, les équipes avec qui je travaille. Bien que je m’entraîne environ 6 jours sur 7, faire du vélo ne représente qu’un petit pourcentage de mon vrai boulot.
Je m’accorde peu de temps avec mon entourage en pleine saison. C’est parfois difficile à gérer, je dois faire la part des choses, mais c’est avant tout un choix de vie. J’en profite davantage de mes proches dans les périodes plus calmes, principalement en hiver.

Quel est le voyage qui t’as marqué ?

Nous avons eu la chance de voyager dans des endroits magnifiques, sur tous les continents et dans de nombreux pays. Il y a des souvenirs marquants dans chaque région, tous aussi différents les uns des autres. C’est une question piège, je pourrais écrire bien plus que quelques lignes…

Pour n’en choisir qu’un, j’ai souvenir d’une descente intégrale du Mont Bromo, un volcan en Indonésie. C’était il y a déjà presque 10 ans mais plusieurs choses m’ont marquées. Nous voyagions avec un bon ami, Maxime Peythieu, accompagnés de notre caméraman et de guides locaux. Au départ d’un désert de lave, nous rejoignions progressivement des rizières, dans une vallée perdue avec comme décor deux ou trois cabanes et des habitants intrigués de notre visite.

Nous nous sommes fait piéger dans une tempête tropicale, en moins de 15 minutes, sans pouvoir rebrousser chemin. Les routes et chemins se sont transformés en rivière et nous tentions de rejoindre le point de départ en roulant dans des torrents, perdus au milieu de nulle part…

La variété des paysages entre le haut et le bas était folle, tout comme cette fameuse pluie. On avait l’impression de prendre une douche chaude…Rien à voir avec ce que l’on peut avoir ici.

Sans parler de détails précis, je garde également un très bon souvenir d’un de mes derniers voyages en Namibie. Un road trip dans tout le pays à revivre le dessin animé du Roi Lion, c’était plutôt chouette !

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Une exclu ou un peu de teasing à nous faire sur tes futurs projets ?

Il y a eu beaucoup de changements ces derniers mois. Deux jours avant l’annonce du confinement, nous mettions en pause notre projet principal de l’année, qui devait s’étaler jusqu’à cet été, aux quatre coins du globe. On a dû revoir complètement le programme et réfléchir local, tout en gardant cette touche originale et décalée. C’est ce qui arrive prochainement du coup, en mixant de nombreux spots autour d’Annecy et plus 😉
Quoiqu’il en soit, je suis bien motivé par ce nouveau concept, la suite logique de ma websérie MISSION.

Au sujet des courses, je travaille depuis peu à l’organisation d’un évènement à La Clusaz en fin d’été. Plus d’infos prochainement !

As-tu une passion totalement différente du vélo et des inspirations particulières?

Tout ce qui touche à la glisse m’attire et principalement le ski. En freeride, en rando ou même sur les pistes de ski de fond, ça me plaît beaucoup !
Je m’inspire essentiellement de personnages issus du milieu de l’outdoor en général, aux profils différents. J’aime avoir l’avis de chacun sur sa pratique, sa vision de la montagne et le futur de nos sports. Trail, VTT, parapente et bien d’autres !

Quelque chose que l’on ne sait pas sur toi ?

Ce que l’on ne sait pas sur moi? Je n’ai jamais vraiment parlé de ma vie perso. A travers mes réseaux sociaux, je me limite à ma vie sportive et ce qui rythme mon quotidien tout en restant discret sur ma vie privée. C’est un choix !

Comment vois-tu l’avenir ?

Il est nécessaire de se projeter un minimum sur l’avenir mais rien n’est tracé me concernant.
Tout peut s’arrêter du jour au lendemain, avec une mauvaise blessure par exemple. Mais comment anticiper ?
On développe un réseau depuis des années, dans différents domaines. Grace aux contacts avec mes partenaires sur la partie développement, marketing ou événementiel. Tout reste flou mais l’avantage est d’avoir le choix en fonction de mes motivations.

J’ai déjà eu plusieurs moments décisifs au fil des dernières années et j’ai toujours résonné de cette manière: choisir en fonction de ce qui me motive le plus!

Concrètement, je me vois encore ces prochaines années à poursuivre mes voyages et projets vidéos. Le concept évoluera, avec plus d’aventures, d’expéditions et peut être moins orienté vers les performances techniques. Mais laissons faire, on verra bien !

Quels sont tes bons plans sur Annecy et La Clusaz ?

Sur Annecy, j’aime bien manger à Yatta Ramen. L’été, je me pose souvent en vieille ville.
En ce moment, c’est différent. Je monte très souvent en courant ou en vélo vers la Croix de La Cochette, montagne voisine du Semnoz avec une vue magnifique sur le lac.
Du côté de La Clusaz, je m’arrête souvent à Pizz’avalanche ou bien à La Ferme, un peu plus haut sur la route du Col des Aravis.
Ces lieux sont bien différents les uns des autres et c’est ce qui me plait !

 

Retrouvez ICI la dernière vidéo avec Kilian pour la marque Commencal, une aventure impressionnante dans les volcans des Îles Éoliennes.

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Crédits photo : JB Liautard photography et Commencal Bicycles.

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